LA GRÈCE EN BREF

Informations générales qui vous seront utiles pour un premier contact avec la Grèce
Voilier à l'ancre sur la baie rocheuse avec de les eaux cristallines

LA GRÈCE EN BREF

EN BREF

Capitale : Athènes

Langue officielle : grec moderne

Monnaie : l’euro (EUR)

Fuseau horaire : GMT +2

Indicatif téléphonique : +30

Climat : méditerranéen, tempéré

Population : 10 815 197 (recensement 2011)

Aéroport principal : Aéroport International d’Athènes «Eleftherios Venizélos»

Villes principales : Thessalonique, Patras, Larissa, Héraklion, Volos

Region geographique

La Grèce se trouve dans le sud-est de l’Europe, à l’intersection des continents européen, asiatique et africain.  Elle a quatre frontières terrestres : avec l’Ex-République yougoslave de Macédoine et la Bulgarie dans le nord, l’Albanie dans le nord-ouest, et avec la Turquie à l’est.  La côte est est bordée par la mer Egée, la côte Ouest par la mer Ionienne, et la côte sud par la Méditerranée.

La Grèce est composée de :

  • La partie continentale (qui s’étend de la Thrace tout au nord jusqu'à la région de Sterea Ellada dans le sud)
  • Le Péloponnèse qui est relié au continent par l’Isthme de Corinthe
  • L’archipel d’environ 6.000 îles et îlots, dispersés dans tout son espace maritime, 227 d’entre elles étant peuplées.  La plupart de ces îles se trouvent en mer Egée et sont divisées en 7 complexes: les îles de la Mer Egée du nord-est, les Sporades, l’Eubée, les îles du Golfe Saronique, les Cyclades, le Dodécanèse, et la Crète.  Un seul complexe d’îles se trouve du côté de la mer Ionienne: celui les Sept Iles (Eptanissa)

La Grèce en chiffres :

  • 131.957 kms² : la superficie totale du pays
  • 14.800 km de longueur de côtes, dont 7.500 sur les îles
  • 80% du territoire est montagneux ou semi-montagneux, ce qui fait de la Grèce un des pays les plus montagneux d’Europe.

 

CLIMAT

La Grèce connaît un climat de type méditerranéen avec des hivers doux et humides et des étés chauds et secs ainsi que des longues périodes d’ensoleillement pour la plus grande partie de l’année.

En ce qui concerne le climat, l’année est divisée en deux saisons:

  • La saison hivernale (mi-octobre jusqu’à mars), avec des températures variant de 0 à 10° C selon la région (seul le nord du pays connaît des températures inférieures à 0° C), quelques chutes de neige et des précipitations de courte durée, souvent interrompues par des jours ensoleillés
  •  La saison chaude (avril jusqu’à mi-octobre) ayant comme caractéristiques principales le soleil, des températures élevées et des vents saisonniers, que l’on trouve surtout en mer Egée en août (les fameux «meltemi»)

 (source: Service météorologique national www.hnms.gr)

HISTOIRE

Découvrez la Grèce à travers les signes de son Histoire

Aujourd’hui les visiteurs ont l’occasion de découvrir la Grèce à travers son Histoire, de l’âge paléolithique jusqu’à nos jours. Voyagez avec elle dans le temps à travers les centaines de sites archéologiques, les musées et les collections archéologiques dispersées un peu partout dans le pays, mais aussi à travers les empreintes qu’ont laissées sur elle l’époque byzantine et les années de la domination ottomane : des églises et des monastères byzantins et post-byzantins, des bâtiments ottomans, de charmants châteaux byzantins ou francs, des villages traditionnels gardant encore des caractères ottomans ou byzantins dans leur structure et des centaines d’autres monuments de la Grèce contemporaine. Laissez-la vous dévoiler une des plus belles histoires qui vous ait jamais été racontée.

Commençons par le commencement...

Ayant joué un rôle déterminant dans l’évolution de l’humanité à travers les siècles, la Grèce est historiquement cartographiée depuis l’époque paléolithique (approx. 120 000 - 10 000 av. J.-C.) où apparaissent les premiers signes d’installation d’êtres humains sur l’espace territorial grec. Ces traces jusqu’à l’ère Néolithique (environ 7000 - 3000 av. J.-C.) ont déjà pris la forme d’habitations qui se développent sur l’espace grec au cours de cette période. Ceci a été prouvé par les découvertes de cités et cimetières dans plusieurs régions géographiques du pays : en Thessalie (Sesklo, Dimini), en Macédoine, dans le Péloponnèse, etc.

L’âge du cuivre

Cette période (approx. 3000 - 1100 av. J.-C.) est caractérisée par l’apparition des premiers centres urbains dans l’espace égéen (Poliochni de Limnos) et de cités prospères en Crète, en Grèce continentale, dans les Cyclades et dans le nord-est de la mer Egée. C’est dans ces régions que se développèrent des formes de culture caractéristiques, entre-autres la civilisation cycladique, une des plus anciennes d’Europe.

La civilisation minoenne

Dans la continuité de cette éclosion de civilisations, au cours de la même période apparaissent en Crète minoenne, vers le début du IIe millénaire av. J.-C., des communautés organisées autour de palais, dans lesquelles se développent les premiers systèmes d’écriture. Avec pour centre névralgique le palais de Knossos, les Minoens recueillent et adoptent certains éléments culturels de nombreuses civilisations de l’est de la Méditerranée de par leur interaction avec celles-ci. Ils vont, à leur tour, influencer de manière déterminante les civilisations qui fleurissent en Grèce continentale et dans les îles de la mer Egée. En tête de celles-ci, la civilisation mycénienne, qui fit son apparition après les effets cataclysmiques, sur la civilisation minoenne, des dévastations provoquées en Crète par l’explosion du volcan de Santorin (environ 1500 av. J.-C.).

La civilisation mycénienne

Pendant les derniers siècles du IIe millénaire av. J.-C., en Grèce continentale, ce sont les Grecs de Mycènes qui deviennent la force dominante de l’espace égéen. Cette suprématie dure à peu près 500 ans et se termine autour de 1200 av. J.-C., quand les ravages subis par certains centres mycéniens conduisent au déclin de cette civilisation, provoquant des déplacements massifs de population vers le littoral de l’Asie Mineure et vers Chypre (la première colonie grecque).

La période géométrique (IX-VIIIe siècle av. J.-C.)

Après deux siècles d’inaction économique et culturelle (les fameux Siècles Obscures), commence une renaissance grecque caractérisée par la formation des cités-Etats, la création de l’alphabet grec et la composition des récits d’Homère (fin du VIIIe siècle av. J.-C.).

La Grèce antique

L’époque archaïque (VII-VIe siècle av. J.-C.)

Une série de grands changements sociaux et politiques ont lieu au cours des années qui suivent : les cités-Etats grecques fondent des colonies qui s’étendent à l’Ouest jusqu’en Espagne, au Nord jusqu’à la Mer Noire, et au Sud jusqu’à l’Afrique du Nord (deuxième colonie grecque), annonçant la prospérité des années classiques.

L’époque classique (V-IVe siècle av. J.-C.)

Marquée par la domination culturelle et politique de la ville d’Athènes, l’époque classique est une des périodes les plus importantes pour la cité mais aussi pour toute l’humanité : les œuvres exceptionnelles créées dans toutes les disciplines de la Science et des Arts pendant cette période sont les fondements du monde occidental contemporain. C’est pour cela que la deuxième moitié du Ve siècle av. J.-C. a été nommée l’Age d’or de Périclès. Athènes perd sa position hégémonique à la fin de la Guerre du Péloponnèse, en 404 av. J.-C. Pendant le IVe siècle av. J.-C., ce sont les Macédoniens qui dominent le territoire hellénique (mot équivalent de « grec »), grâce à l’action militaire de leur roi Philippe II. C’est pendant la même période que sont jetées les bases de l’extension de la Macédoine vers l’Est : grâce au génie militaire du fils de Philippe II, Alexandre, qui lance des expéditions vers l’Est, conquérant des territoires qui s’étendent jusqu’à l’Indus, un gigantesque empire est créé, qui changera non seulement les données du monde de l’époque, mais aussi le cours de l’histoire de l’humanité. Dans les territoires conquis, les familles royales sont épargnées et bien traitées et les soldats sont autorisés à se marier aux femmes sur place. Alexandre, qui, comme son père Philippe et tous ses ancêtres, parle grec, a eu pour précepteur Aristote et a été élevé dans le respect de l’idéal humain de la Grèce antique. Cet idéal hellénique, que constituent les textes philosophiques, les découvertes mathématiques et géométriques, l’invention de l’histoire et du théâtre et les autres arts (sculpture, poésie, etc.), il décide, au travers de ses conquêtes, de le propager, jusqu’en Inde, en passant par l’Egypte et l’Afghanistan actuels, quand les Hindous commencent, sous l’influence hellénique et donc grâce à Alexandre, à représenter par le biais de l’art leurs divinités. Au décès de celui que l’on nomme désormais Alexandre le Grand, les territoires de son immense empire sont partagés entre ses généraux et sont alors créés les royaumes qui vont dominer pendant l’époque hellénistique (IIIe-Ier siècle av. J.-C.).

L’époque romaine

Parallèlement, et bien qu’ayant conservé une certaine autonomie, les villes grecques ont perdu la force et la gloire d’an temps. A l’apparition des Romains et après leur conquête finale du territoire grec en 146 av. J.-C., la Grèce devient une partie de l’immense empire romain. Pendant l’époque romaine (Ier siècle av. J.-C. - IIIe siècle après J.-C.) la Grèce sera favorisée par la plupart des empereurs, en raison de leur admiration pour sa civilisation. A la fin de l’époque romaine, aux environs du Ier siècle après J.-C., le christianisme commence à se répandre sur le territoire grec avec les périples de l’apôtre Paul. Cette nouvelle religion va graduellement remplacer le culte des divinités olympiennes.

L’empire byzantin et la domination ottomane

En 324 après J.-C., l’empereur Constantin Ier décide de transférer la capitale de l’empire à Constantinople, en déplaçant ainsi le centre de décisions dans la partie orientale de l’immense territoire romain, marquant ainsi le début de l’ère byzantine pendant laquelle la Grèce devient une région de l’empire byzantin.

Après 1204, année de la prise de Constantinople par des croisés occidentaux, certaines parties du territoire grec sont partagées entre les souverains occidentaux, alors que les Vénitiens occupent des sites stratégiques de la mer Egée (des îles ou des villes portuaires), afin de pouvoir contrôler les routes commerciales. La reprise de Constantinople par les Byzantins en 1262 marque le début de la fin de cet empire.

Parallèlement, dès le XIVe siècle, les Ottomans avaient commencé à occuper les territoires de l’empire byzantin pour finalement provoquer sa chute en 1453, avec la prise de Constantinople. En ce qui concerne la Grèce, elle est progressivement envahie par les Ottomans, la Crète étant la dernière partie conquise en 1669. La Grèce restera sous domination ottomane jusqu’aux débuts de sa révolution, en 1821.

Histoire moderne et contemporaine

La révolution grecque de 1821 aboutit à la création en 1830 d’un état hellénique indépendant mais au territoire limité. De nouveaux territoires densément peuplés s’intègrent peu à peu à l’Etat grec au cours du XIXe et au début du XXe siècle. La Grèce atteint sa taille maximale après la fin de la Première Guerre mondiale, en 1920, avec la contribution essentielle du Premier ministre de l’époque, Elefthérios Venizélos. La Grèce acquiert sa forme territoriale actuelle après la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’intégration du Dodécanèse.
En 1974, après sept ans de dictature des Colonels et à la suite d’un référendum qui marque la fin de la monarchie parlementaire, la Grèce devient une démocratie. Depuis 1981, elle fait partie de l’Union Européenne.

LANGUE

Le grec moderne est la langue officielle de la Grèce et une des 24 langues officielles de l’Union européenne.

La Grèce ayant toujours été une des destinations touristiques les plus populaires du monde, des langues internationales comme l’anglais, le français, l’allemand et l’espagnol sont extrêmement populaires dans tout le pays, en particulier dans les îles et les régions à fort intérêt touristique.
L’anglais est la langue étrangère la plus répandue en Grèce et celle qui est le plus souvent utilisée dans le milieu touristique et par les entreprises pour leur communication avec les visiteurs des pays étrangers.